Investing in the Developing Space, Temporary Occupation of the Ivry Urban Heating Plant, Bachelor’s Degree Project

Projet réalisé dans le cadre de la licence, à l’école d’architecture de Paris-Malaquais en binôme avec Delphine Lewandowski, qui consistait à :

  • 1/ Analyser un territoire en mutation, ici Ivry-sur-Seine, ville au confluent de la Marne et de la Seine, aux portes de Paris ;
  • 2/ Imaginer une intervention urbaine ou architecturale sur le site de notre choix.

Nous avons proposé une occupation temporaire de la centrale de chauffage urbain (la CPCU), bâtiment iconique positionné en plein cœur des espaces en chantiers du projet Ivry Confluences, opération de renouvellement urbain mixte de grande envergure d’environ 145 hectares. 

Projet d’occupation temporaire – Coupe transversale sur la CPCU.

Projet d’occupation temporaire – Elévation urbaine sud sur la CPCU.



Objectifs du studio – Travail réalisé

Tout l’enjeu était de développer des capacités d’analyse fines du territoire, les synthétiser, les communiquer pour enfin les transformer en intention de projet. Dans ce sens, les actions suivantes ont été réalisées :

  • Observation directe (visite in situ) ;
  • Observation indirecte (analyse historique et cartographique) ;
  • Description et synthèse (expérience de différents outils de représentation) ;
  • Conception et représentation du projet.

Notre travail avec Delphine c’est organisé suivant les étapes suivantes :

  • Analyse urbaine de la ville d’Ivry ;
  • Choix d’un site d’intervention ;
  • Définition d’un programme architecturale ;
  • Proposition de projet.

Temps passé, Ivry Port

Au XIXème siècle, Ivry, ville agricole, subit une métamorphose radicale pour devenir une cité industrielle. Grâce à la présence de la Seine, de la route Paris-Bâle, et plus tard, de la voie ferrée, les usines s’implantent progressivement le long des quais. 

1 – Bord de Seine à Ivry-sur-Seine, peinture, Henri Saintin / 2 – Vue d’Ivry-sur-Seine, usine métallurgique dite Forges Coutant, gravure, 1875 / 3 – Ivry-sur-Seine, carte postale, début XXe siècle / 4 – Ivry-sur-Seine, les établissement Desmarais, 1910.


La construction de la centrale électrique (aujourd’hui centrale de chauffage urbain) ainsi que la construction du pont aux câbles confirment la place d’Ivry parmi les “villes servantes périphériques” destinées à accueillir, sur leurs terres, les infrastructures techniques indésirables de Paris intra-muros.

1 – Centrale électrique d’Ivry-sur-Seine, 1935 / 2 – 3 – 4 – Vue aérienne de la zone industrielle, Ivry Port, 1946 – 1960 – années 2010.


Temps futur, Ivry Confluences

Carte 3D interactive de la la ZAC Ivry Confluences réalisée par URBANICC.


Temps présent : un territoire immobilisé

Aujourd’hui, 1/5 de la superficie d’Ivry est gelée par les chantiers. La ville regorge pourtant de potentialités inexploitées et considérées comme inexploitables que l’on peut investir de façon légère. Le parti pris est d’habiter ces espaces de transition. On se saisit de cet état pour se placer du côté du vivant et non du monument ou de la ruine. 

Cartographie des espaces en chantier à Ivry-sur-Seine.


Synthétisée sous forme de carte, une approche in situ via la marche (à différentes heures de la journée) et des entretiens avec les passants ont mis en évidence une opposition forte entre les moitiés Ouest/Est.

1 – Graduations des espaces accessibles aux piétons. 2 – Fréquentation et qualification (calligramme) des voies de circulation.

Pour résumer, l’Ouest est : peu fréquenté ; peu rassurant voir angoissant ; difficilement accessible (réseau routier et piétonnier plus lâche, accès en transport en commun impossible) ; limité en terme d’infrastructure publique (parc et place piétonne absents) ; recouvert de friches, chantiers et sites industriels.


Investir les lieux inoccupés

En investissant l’usine de chauffage urbain (la CPCU), nous cherchons à enregistrer de façon objective une parcelle du présent, tiraillée entre un passé historique, le patrimoine industriel, et un futur en devenir, le parc des Confluences. Nous servons d’amorce à un dialogue intergénérationnel entre anciens et nouveaux habitants par le biais d’un nouvel espace public multi-programmatique inscrit au cœur même des transformations urbaines d’Ivry, dans un bâtiment iconique reconnaissable et visible de tous.

L’usine de chauffage urbain au cœur du chantier et de la nouvelle ZAC Ivry Confluence.


L’usine de chauffage urbain au cœur du chantier et de la nouvelle ZAC Ivry Confluence.


Un programme modulable

De nouveaux lieux de confrontations des pratiques, de mutualisation des idées sont créés. Via l’utilisation d’éléments modulables et réversibles, on se superpose à la structure existante de la CPCU. L’emploi de structures en échafaudage voir de modules type algeco permet une réponse rapide, peu coûteuse et évolutive en rapport avec l’identité du chantier.

Schémas conceptuels d’éléments modulaires basés sur des structures en échafaudage.


Que ce soit pour accueillir temporairement des manifestations culturelles, des associations, des locaux de travail (co-working), voir une cantine solidaire, tous ces espaces viennent favoriser les rencontres et les échanges entre nouveaux arrivants et anciens habitants, entre nouvelles constructions et vieux édifices. La CPCU se transforme pour devenir un espace de transition actif qui assure la filiation d’une identité urbaine riche.

Croquis illustrant des activités et programmations possibles.


Exemple de programmation – Plans et croquis axonométriques des différents niveaux.


Rendu de projet

L’ensemble des éléments suivants (planches + maquettes) ont été présentés lors de la soutenance finale du projet. 

Planches du jury final.


Maquettes du jury final.